Deux siècles après sa mort, la belle est toujours présente dans l'esprit des créateurs.....Dior, Lavazza, Valentino, Louboutin et bien d'autres encore!
Marie Antoinette ne cesse d'inspirer couturiers, cinéastes, publicitaires,artistes et créateurs. Hommage à cette reine de France qui aimait les beaux atours, aux travers de ces pages d'échantillons et de deux portraits, l'un de Madame Vigée-Lebrun et le second de Joseph Ducreux.
On les imagines orner une veste ou une robe des années 30 ou 40, un peu comme Mme Schiaparelli avait l'audace et de la talent de le faire. Voici deux superbes applications entièrement pailletées de sequins blancs et noirs avec un fond en laine rouge.
Le ruban, accessoire et ornement plein de raffinement, trop souvent oublié de nos jours, est à mes yeux le détail qui rendait un vêtement, une coiffure ou un soulier féminin, unique, délicat, coquin ou mystérieux.
Avec cette superbe robe-manteau en velours noir des années 1930, pour une silhouette de sylphide. La ceinture en strass souligne les hanches délicates (disponible dans ma boutique). Plus actuelle et tout aussi sexy, un modèle de Dolce&Gabbana.
Perles blanches, perles de verre d'un vert prairie comme on devrait plus souvent oser se vêtir ou s'accessoiriser pour ce charment collier trois rangs des années 1960.
Superbes robes de baptême : traditionnelle longue ou la plus courte, il y en a pour tous les âges, du nourrisson au petit bambin qui tient déjà sur ses petites jambes le jour du baptême.
Douceur du rose poudré, avec cette charmante robe 1910 en voile de coton rebrodé, décolleté croisé bordé d'un volant de tulle. C'est le dernier coup de coeur de ma boutique.
Petit avant-goût de mes nouvelles acquisitions....très belle capeline fin XIXème en dentelle de Chantilly noire, entièrement perlée de motifs floraux! Une petite merveille, bientôt en ligne sur le site et bien sûr dans ma boutique!
Cette année, c'est au travers des dessins de Josef Lada qui ont bercé mon enfance que j'aimerais vous souhaiter un très joyeux et beau Noël. Pour la petite histoire, Josef Lada était un célèbre illustrateur et écrivain tchèque, il est l'illustrateur du roman très populaire "Le brave soldat Svek". Ses dessins, plein de poésie et d'humour font depuis un siècle la joie de tous les enfants tchèques et de leurs parents aussi!
En cette période de fêtes, j'ai eu une grande envie de robes perlées des années folles! J'ai été gâtée car j'ai eu la grande chance de trouver quelques beaux modèles. La première que je vous présente (à gauche et en vente à la rubrique "robes de fête") est en mousseline entièrement rebrodée de perles noires. A droite, superbe modèle de Jeanne Lanvin... mais celui-ci est au musée!
Silhouette de sirène, comme dans les films en noir et blanc ou les belles héroïnes comme Ava Gardner, Loretta Young ou Rita Hayworth ont fait fantasmer les hommes et rêver les femmes par leur féminité, leur sensualité et leur élégance.
Robe de sirène, en lamé or et noir aux motifs de feuilles et de fleurs, avec un superbe drapé qui souligne le décolleté et les hanches. Elle est en vitrine, à la boutique depuis quelques jours et n'attend que vous.
Sacs de soirée en strass, perles de verre dorées, ou en cuir argenté orné de charmantes petites boules de strass argentés, rubans vieil or, colliers en perles nacrées ou pâte de verre....et pour finir un éventail en satin ivoire peint représentant une jolie bergère.
Quatre silhouettes, deux styles très différents : les robes en jersey plissé qui ont fait la renommée de Madame Grès, les robes en taffetas aux manches imposantes et aux imprimés chatoyants.
Nuisette de rêve des années 30 en crêpe de chine rosé et sublimes incrustations de dentelle de Calais chaire.....Sexy à souhait, à porter dessous, ou dessus pour les plus audacieuses....En vente à la boutique depuis aujourd'hui.
Elles ont adoré la collection....l'une est bottière, l'autre joaillière ou encore chroniqueuse pour le "Elle" Suède et malgré la chaleur accablante de 30° elles ont dit OUI au Champagne!
Un des plaisirs de mon métier c'est de ne jamais savoir ce que je vais découvrir lorsque je pars chiner. Il y a quelques jours, voici la perle noire qui s'est présentée à moi. Comment résister? Ce superbe boléro sera bientôt en vente dans ma boutique et en ligne à la rubrique "coups de coeur".
Quand je dis que je vous attends, c'est que je vous attends ! Samedi 13h, je viens d'ouvrir les portes de ma boutique. Le store est baissé pour faire de l'ombre, la table blanche est dressée dehors avec son chemin de table en dentelle, des bouquets roses de toutes les couleurs parfument le lieu, les modèles sont sur les cintres, le champagne rosé est dans le frigidaire. What else ?
Autour d'une coupe de Champagne rosé pour celles et ceux qui voudront perdre la tête, un verre de thé glacé pour celles et ceux qui préfèreront la garder froide je vous attends demain et dimanche pour vous faire découvrir la collection Au fil d'Elise automne/hiver 2011.
Les samedi 1er et dimanche 2 octobre je vous invite autour d'une coupe de Champagne à venir découvrir ma collection automne/hiver 2011. Le lieu : ma boutique du Marais, 2 rue de l'Avé Maria, Paris 4ème.
Un immense merci à Caroline, Léonore, Elodie, Jean-Paul, Laurent et Jean-Baptiste pour leurs talents, leur gentillesse et leur humour. Sans eux, le making off n'aurait pas existé.
Ma dernière trouvaille, à voir à la boutique. On imagine une jeune femme se préparant pour le bal....Taille de guêpe, épaules dénudées, de quoi faire tourner les têtes de plus d'un bon danseur.
Au travers des merveilleux desseins de Georges Barbier, grand illustrateur et dessinateur de mode, je vous invite à vous remémorer à vos doux souvenirs d'été.
Comment parler de Paul Poiret sans évoquer Paul Iribe? Grand dessinateur, il collabore à de nombreuses revues comme le Rire et L'Assiette au beurre.
En 1908 il dessine "Les robes de Paul Poiret racontées par Paul Iribe". Son style très nouveau devient alors un modèle pour les catalogues de mode. Ses talents ne s'arrêtent pas là, il sera aussi directeur artistique de Cecil B.DeMille, créateur de meubles et décorateur pour Paul Poiret, Jeanne Lanvin ou Jacques Doucet.
J'ai le désir aujourd'hui de rendre hommage à Monsieur Poiret, ce couturier talentueux, qui révolutionna la mode au début du XXème siècle en libérant les femmes de leur corset et en créant de nouvelles formes plus amples, plus fluides avec tant de passion et d'ingéniosité.
Les cahiers de dessins de madame Grès sont de petites merveilles...L'exposition au musée Bourdelle à Paris est prolongée jusqu'à la fin du mois d'août, allez-y avant qu'il ne soit trop tard.
A partir des années 1920, les femmes sont libérées de leurs corsets, les tenues de bain sont plus confortables. Version mutine, prenant la pose avec une belle ombrelle, ou plus joueuse et sportive entre copines dans les années 30, voici la nouvelle silhouette de la femme à la plage.
J'ai le plaisir de vous présenter la nouvelle acquisition de la boutique , cette merveilleuse robe 1900 en voile de coton brodée de fleurs et ornées de dentelle de Valencienne. Elle me rappelle tant Silvana Mangano dans Mort à Venise.
38° à Paris en ce lundi 27 juin...envie de plage, de mer et de baignade. Allons donc voir comment nos ancêtres se vêtaient pour aller aux bains ou à la mer. Dans l'antiquité romaine, les bains faisant partie de la vie quotidienne, les femmes s'y rendaient comme ceci en bikini. Au 19ème, la pudeur était à l'honneur, elles s'y rendaient comme cela avec corset, caraco, panty ou jupon!
Duo légendaire, Françoise Dorléac et sa soeur Catherine Deneuve dans les Demoiselles de Rochefort. Coquetterie et féminité poussées à l'extrême avec les robes bicolores, les capelines aux tons acidulés parsemées de pétales en organdi! Celle que je vous propose, couleur ivoire avec ses petits plis est certes moins extravagante mais pleine de charme.
Acquisition récente, à découvrir dans ma boutique depuis ce matin, cette ravissante chemise de nuit des années 1930 en soie rosée que l'on peut très facilement porter en robe un beau soir d'été.
Evolution des modes, évolution des moeurs. Il y a un siècle ces charmantes tenues étaient des dessous, nos grand-mères les mettaient sous leurs robes, jupes et corsages. 100 ans après , elles sont devenues des robes, féminines et sexy que l'on montre et qui font le bonheur de ceux qui croisent celles qui les portent!
Madame Grès disait "Je voulais être sculpteur. Pour moi c'est la même chose de travailler le tissu ou la pierre ". Le musée Bourdelle à Paris lui rend hommage du 25 mars au 24 juillet 2011.
Présentation de la collection printemps-été 2011 dans l'Express Styles du 8 juin. Si vous ne l'avez pas encore fait, allez découvrir la collection sur le site dans la rubrique "printemps-été 2011". Vous y trouverez des modèles en dentelle et broderie anglaise parfaits pour l'été.
Ton rose poudré, dentelle de Valencienne, broderie fonds de bonnets (parce que l'on utilisait ce type de broderie pour orner les fonds des bonnets et coiffes anciennes) pour ce charmant et douillet coussin.
Les effets du temps qui passe sur cette belle robe perlée en mousseline des années 1930. La mousseline de soie part doucement en poussière mais la beauté du perlage et la douceur des couleurs restent.....
Quel enfant n'a pas aimé monter dans les arbres pour y construire sa cabane, cueillir des cerises en été ou essayer de toucher le ciel? Voici une charmante petite robe époque 1920 en voile de coton bordé d'une magnifique dentelle qui attend dans les feuillages d'un arbre qu'un enfant espiègle s'en empare...
Le linge de maison est une longue tradition française qu'il est pour moi très important de perpétuer. Fouiller dans les armoires de nos mères ou de nos grand-mères et y choisir la belle nappe avec laquelle vous dresserez votre table...quel bonheur! Voici une invitation aux arts de la table.
Quoi de plus élégant que cette robe des années 60 en soie bleu roi parsemée de pois ? Intemporelle, avec son décolleté rectangulaire et ses poignets fermés par deux gros boutons. Caroline l'aime beaucoup et la porte merveilleusement avec ses espadrilles coordonnées!
Caroline Deloffre est photographe, elle part demain au festival de Cannes pour couvrir l'événement.....tenue sexy exigée! Elle a craquée pour cette superbe robe perlée des années 30. J'attends son retour avec impatience.
Eléonore encore et toujours dans cette robe en guipure blanche entièrement ajourée, avec sa petite combi à bretelles. J'imagine très bien la belle italienne Monica Vitti porter cette robe dans le film "l'Eclipse " . Disponible sur le site dans la rubrique "collection printemps-été 2011"
Robe blanche en broderie anglaise de ma collection été 2011 très bien portée par Eléonore. Parfaite pour un dîner blanc, une escapade au bord de la mer.....Disponible dans la rubrique "collection printemps-été 2011"
Ca y est elle est en ligne depuis ce matin! J'ai le plaisir de vous présenter ma première collection été 2011. Très inspirée des années 60, aux formes pures, aux matières douces comme la dentelle, la guipure, la broderie anglaise, le coton et la soie. Pour les couleurs, le blanc et l'ivoire sont à l'honneur, avec quelques touches de rose poudré et de bleu marine. Venez la découvrir .
Elle en a essayé plein, des courtes, des longues, des sexy et des plus sages....tout lui va, quel plaisir! Voici la rose très années 80 avec épaulettes, paillettes et perles.
Nouvelle acquisition! J'ai craqué en voyant ce déshabillé d'une autre époque, très 50, en soie imprimée de bouquets de fleurs lilas et parme. Il sera en vente dès le 1er Mai sur le site dans la rubrique "Pièces rares" et à la boutique.
Du blanc, de l'ivoire, du bleu, de la broderie anglaise, du tulle rebrodé ou de la guipure.....voici un petit avant goût de ma collection d'été. Les modèles seront en ligne très prochainement.
Après la robe en voile de coton entièrement brodée des années 20, faisons nous plaisir en essayant ces deux charmants corsages époque 1910 en tulle et dentelle. Difficile de choisir.
Pas facile d'essayer des robes de mariées quand votre téléphone n'arrête pas de sonner et que vous avez rendez-vous avec une amie qui s'impatiente! Cette charmante jeune femme l'a fait, dans la bonne humeur et l'allégresse!
Superbe robe 1900 en tulle et entre-deux de dentelle de guipure. Col montant, manches longues, taille de guêpe, légère traine dans le dos....silhouette de rêve.
En ces semaines de douleur et de tristesse que traverse le Japon, mes pensées vont vers ce pays tant aimé et apprécié. Je souhaite de tout coeur que la situation ne s'aggrave pas. Je sais que le courage, la détermination et la persévérance du peuple japonais l'aideront à surmonter cette épreuve et lui donneront la force pour se reconstruire.
C'est cette charmante jeune femme, cliente depuis bientôt 4 ans qui est à présent l'heureuse propriétaire de ce superbe déshabillé en dentelle que je vous présenté il y a quelques semaines! Elle adore le vintage et tout particulièrement les corsages ou autres jupons, robes ou chemises de nuit en dentelle. Je suis heureuse que ce merveilleux vêtement revive grâce à cette femme qui saura le mettre en valeur et l'apprécier!
Le bel iris.....J'ai toujours aimé les échantillons de broderies, tout particulièrement ceux réalisés pour les robes des années 20. Leurs couleurs chatoyantes et leurs matières, les perles, les paillettes, le fil, se mêlent dans une grande créativité et harmonie. Cela m'inspire énormément, et vous?
Dans ma boutique, il y a aussi de beaux accessoires! Voici quelques très beaux mouchoirs de mariées datant de la fin du XIXème siècle, brodés à la main par des petits doigts de fées, bordés de dentelle de Valencienne ou ornés d'application sur tulle! Vivement le printemps, que l'on ait le plaisir de voir de belles mariées sur les marches des églises agiter leur délicat mouchoir sous une pluie de pétales de fleurs.
Dernière acquisition : ce superbe corsage en voile de coton époque 1910 brodé de rosaces et defleurs bleues. J'aime surtout ses charmants médaillons ornés de rubans de soie ivoire terminés par de délicats pompons. En vente à la boutique.....
Le petit bouton de nacre, que l'on cousait sur la lingerie, sur les délicats corsages en dentelle ou les petites robes d'enfant....Malheureusement, il a été remplacé par un petit bouton de plastique! Je préférais la délicatesse et les reflets de la nacre, pas vous?
Magnifique et vaporeux déshabillé romantique du début du XXème siècle en voile de coton, entre-deux de dentelle et fines fleurs blanches. On imagine Sarah Bernhardt ainsi vêtue sur une scène de théâtre.
Dernière acquisition, à découvrir dans ma boutique : cette merveilleuse robe noire perlée des années 1930. Elle donne envie d'organiser une soirée pour avoir le plaisir de la porter et de se faire admirer.
Pourquoi j'aime les créations d'Olivia : parce qu'elles sont incroyablement originales et en même temps pratiques. L'on y trouve l'incontournable et indémodable sac rond en agneau que l'on peut porter sur l'épaule ou en bandoulière, la pochette ultra féminine en cuir et plumes, mais aussi le serre-tête en pétales de cuir multicolores ou le pendentif en plumes aux couleurs de l'arc-en-ciel! Je vous invite de toute urgence à découvrir cette créatrice qui a l'idée judicieuse de faire des "soldes avant les soldes" dans son atelier du 5ème arrondissement à Paris les 7 et 8 janvier 2011. Viva Olivia !
Tenue coquine pour les fêtes, avec ce charmant bustier en dentelle de Calais, col perlé de jais des années 30 et noeud de velours rouge orné d'une broche en strass roses très 50'!
L'île Saint-Louis est sous la neige; la Seine coule, imperturbable; les berges sont d'un blanc immaculé...A quelle époque sommes nous? Qui pourrait le dire, rien n'a changé ici. Magie de Paris.
Pure et élégant, ce merveilleux manteau créé par Claude Montana, m'évoque les tenues spatiales des cosmonautes. Vous pouvez encore le voir à l'exposition "Histoire idéale de la mode contemporaine 1990-2000" du Musée des Arts décoratifs à Paris.
Jeu de boules rouges et de pommes de pin or pour ce charmant mannequin à la taille fine fine fine.....Mesdames et mesdemoiselles, si vous voulez garder votre taille de guêpe, n'abuser point des chocolats en cette période festive.
Cette année, point de sapin épineux, mais un mannequin de fer habillé de boules rouge et or rehaussé d'un somptueux noeud de velours de soie, parfait écrin pour une splendide broche en strass!!
Douceur de la neige qui en quelques heures a habillé Paris de sa blancheur et de sa délicatesse avec la légèreté d'un flocon qui voltige.....comme la soie et la dentelle habillent une femme et la rendent voluptueuse et pleine de grâce. Oh, comme j'aimerais que la neige tombe encore sur Paris la belle!
La couronne de fleurs blanches et délicates évoque tant de choses. Elle pourrait être celle d'une mariée, d'une jeune communiante mais pourquoi pas celle de ce charmant taureau qui n'est autre que Zeus métamorphosé pour enlevé la belle Europe.....
A vous couper le souffle....cette merveilleuse robe sexy et si bien portée par la belle et féline Mireille Darc dans le film Le Grand blond avec une chaussure noire. Messieurs, je suis sûre que cela vous donnera envie de revoir le film !
Un soir de grand froid parisien, mes pas me mènent au Musée des arts décoratifs, quelques flocons voltigent dans le ciel, je presse le pas pour arriver vite dans ce musée que j'ai tout particulièrement. Mon regard se pose sur ces modèles en satin duchesse, faille de soie, maille en strass aux couleurs poudrées et nacrées d'une élégance naturelle.
Caroline, une amie délicieuse et une photographe de talent qui a réalisé tous les clichés de mon site internet s'expose à partir du jeudi 18 novembre (vernissage). Son exposition intitulée "Nyctalope" sera présentée sur les murs du cosy et prestigieux club privé " Le cercle"
Maurizio Anzeri, un artiste Italien découvert à la Saatchi Gallery à Londres. Maurizio réalise des portraits en cousant directement sur des photos anciennes. Le visage original sur la photo est transformé par les fils de couleur qui, d'une manière très géométrique, redessine une autre figure. C'est beau et c'est étrange !
Et oui, j'inspire l'artiste TAKASHI MURAKAMI qui expose actuellement au château de Versailles ou plutôt mes vêtements l'inspirent ! En effet, le célèbre magazine anglais POP l'a convié en "special guest" à photographier la chanteuse BRITNEY SPEARS avec des vêtements et accessoires choisis dans ma boutique. D'içi à ce que Britney ne s'habille plus que chez moi ! Vous pouvez appréciez le résultat, très pop non ?
EDIT FOR LULU, une des enseignes très tendance du groupe de distribution japonais de mode Baycrews, fête son dixième anniversaire en septembre. La marque, qui distribue ma collection au Japon, m'a demandé de m'associer à un beau projet caritatif pour célébrer leur anniversaire. 10 céateurs sont invités à repenser et retravailler des vêtements et accessoires vintage, au gré de leur style et de leur fantaisie. Le produit de la vente de ces pièces uniques sera attribué à des danseurs de ballet handicapés. Une de mes créations inspirée de la corolle de la fleur Arum.
Les autres créateurs associés au LOVE REMAKE PROJECT. Ils sont très célèbres dans l'univers de la mode et de l'art au Japon. La vente aux enchères vient d'avoir lieu. Certaines pièces ont été adjugées à des prix très élevés et le produit de la vente a été reversé à l'association pour les danseurs handicapés. Quand les artistes et la mode sont utiles !
Antoine de GALBERT n'en fait qu'à sa tête ... pour notre plaisir ! Il présente à la Maison Rouge sa collection de coiffes ethniques, commencée il y a une quinzaine d'années. Comme un sésame à l'entrée de l'exposition, un proverbe Yaruba "C'est la tête qui sait ton avenir".A peine entrée dans l'espace, le sortilège opére. Chaque couvre-chef est dépositaire d'une part de sacré, de pouvoir, de magie qui s'expose içi sans se dévoiler. La vision d'ensemble est saisissante et chaque coiffe conte un lieu, une histoire, un être, souvent un chef, qui l'a portée et qui revit précisement dans cet espace. Aucune injonction du collectionneur au visiteur. Il ne s'agit ni de montrer ni de démontrer. Une gracieuse invitation de tête à tête. Le voyage immobile dans la tête du collectionneur est une invite à un voyage imaginaire dans nos têtes. La scénographie et les textes sobres et d'une grande intelligence sont là en contre champ des coiffes pour simplement rappeler leurs origines, leurs matériaux, leurs fonctions rituelles.
Deux exemplaires magnifiques de boutons en pâte de verre de la collection de Loic ALLIO, présentée à la fondation Mona Bismarck. Quand le bouton devient bijou !
Des chaussures 1920 en velours, ornées de strass, de chez Hellstern &
Sons. C'est comme cela que j'imagine la chaussure égarée au retour du
bal par Cendrillon et retrouvée par le Prince charmant.
Elle est ma meilleur supportrice : elle m'encourage, me challenge, me donne des idées, lit mon blog avec indulgence et s'enthousiasme de mes projets. Certains jours où le doute s'installe, son soutien me relance. C'est une amie incomparable avec qui la complicité s'est établie à la première seconde; c'est aussi une femme d'affaires remarquable capable de relever en même temps plusieurs défis. Derrière sa rigueur et sa discipline de fer se dissimule un esprit créatif, plein de fantaisie. Mon petit doigt me dit qu'à un moment donné nos complémentarités s'additionneront pour élaborer ensemble un projet !
Encore un petit bijou présenté dans l'écrin douillet de la Fondation Mona Bismarck. On doit cette passionante exposition à Loïc ALLIO qui présente dans ce lieu sa propre collection, la plus éclectique et la plus riche au monde. Je connais ce collectionneur merveilleux depuis longtemps quand il venait dans ma boutique chiner des boutons anciens et me parler avec érudition et passion de l'univers de sa collection. Je l'avais croisé récemment un matin au marché aux Puces de Vanves où il avait évoqué son projet d'exposition. Samedi après-midi, il était présent à la Fondation accueillant lui même les très nombreux visiteurs, leur remettant des loupes pour qu'ils puissent observer les détails, répondant avec patience et douceur à chacune de leurs questions. Il a eu la grande gentillesse d'être mon guide et de tirer entre chaque bouton le fil du temps, je lui en suis tellement reconnaissant. Je vous invite à y aller, c'est un périple merveilleux. Inscrit sur chaque bouton, comme l'écrivait Balzac dans "Illusions perdues", une petite grande histoire.http://www.monabismarck.org
C'est l'été et chaque fin de semaine, j'observe les jolies mariées dans leur robe blanche sortir de la mairie ou de l'église. J'ai eu le grand plaisir d'habiller de jolies jeunes femmes à la recherche d'une tenue originale : voile, couronne, robe en dentelle, accessoires anciens. Depuis longtemps, il me trotte dans la tête de créer une robe de mariée. Ce sera pour ma collection printemps-été 2011. J'ai déjà quelques idées mais si vous avez des désirs particuliers, venez m'en parler ou écrivez-moi, je serais ravie !
Une superbe robe de Jacques Fath. J'aime beaucoup les demoiselles d'honneur.
C'est comme cela que je m'imagine la robe de Pénélope attendant le retour d'Ulysse, entourée de ses inquiétants prétendants. Cette tunique Odyséenne, tout en perles brodées, est une création de Madeleine Vionnet.
Les dessins de GRUAU habitent l'imaginaire de mon adolescence et ont contribué à définir ce qui, constitue sans doute aujourd'hui mon esthétique et mon goût. Un somptueux livre lui rend hommage. L'immense mérite de ce livre, servi par les textes d'une grande intelligence de Vincent Leret et Sylvie Nissen est de tirer les files innombrables et mystérieux de l'oeuvre du Maître. Alors qu'il était censé dessiner les lignes de la mode, on réalise combien, par son trait unique, il a en fait influencé le style de la mode du 20ème siècle.
Mais si, mais si, malgré cette affreuse pluie, l'été est proche et je pense à votre garde robe pour vos vacances à la mer. J'admets c'est un peu démodé mais c'est drôle non ?
Cette revue artistique, à parution annuelle et en anglais, publie les créations de grands photographes parfois accompagnés de textes ou d'interviews inédits. Dans ce travail original de la photographe Hellen van MEENE, plusieurs modèles de ma boutique ont été utilisés à la demande de la directrice artistique Vanessa REID.
Tellement glamour cette publicité pour le parfum "Soir de Paris" ! J'adore le decolleté avec le noeud blanc, le grand chapeau, l'impression de féerie donnée par les fontaines du Trocadero, la présence dans le lointain de la Tour Eiffel. Vous souvenez-vous du poème d'Appolinaire ? Bergère ô tour Eiffel
le troupeau des ponts bêle ce
matin !
L'originalité de cette rétrospective sur les années 70-80, scénographiée avec intelligence et sobriété par Olivier Saillard, est de retracer d'une manière impressionniste la trame d'une époque, ses formes, ses couleurs, son mouvement interieur. Son autre mérite est de mettre le projecteur sur des créateurs majeurs aujourd'hui oubliés - je pense au magistral Claude MONTANA ou de faire découvrir l'univers créatif d'autres moins illustres dans l'hexagone, par exemple celui de Roméo GIGLI. Quelques photos de modèles désormais classiques. De haut en bas, Yves SAINT LAURENT, Azzedine ALAIA, Thierry MUGLER.
Certains créateurs de mode créent par filiation, disciples de maîtres ... D'autres par raisonnance avec leur époque, hument l'air du temps. Mais certains très rares semblent créer dans une sorte de branchement avec leur inconscient et du même coup avec l'inconscient collectif. Claude MONTANA, l'oublié - sorte de Giotto de la mode - est de ceux là. Ses vêtements ou plutôt, ses silhouettes ont la précision démesurée en même temps que le flouté des personnages qui peuplent nos songes.
Captures d'écran de la vidéo des défilés du créateur présentée dans le
cadre de l'Exposition du Musée des Arts Décoratifs.
Je leur dois le succés de la présentation de ma collection, dans la superbe boutique "Edit for Lulu" d'Omotesando. C'est une équipe de rêve, un orchestre de chambre où chacune joue sa partition avec professionnalisme, enthousiasme et humour. Laissez-moi vous les présenter ! De gauche droite en partant du haut : Kayoko Shiba - responsable des relations presse (surnommée speedy Chabou Chabou), Reimi Takahashi - acheteuse et coordinatrice de l'évènement, Yuka Kikuchi - conseillère de mode, Asako Ohkushi - directrice de la boutique, Kanae Koizumi - conseillère de mode, Natsuki Maeda, General manager, Aki Takeuchi - conseillère de mode , Ayako Okusawa - manager junior, Mika Amano - conseillère de mode, Emi Nakashima - responsable de la distribution.
Dans un sondage l'an dernier qui établissait le classement des Musées Parisiens, il est arrivé en tête. Rien de suprenant ! Le Musée des Arts Décoratifs ne se hausse pas du col et pourtant il réussit, année aprés année, à parvenir à l'équation idéale à laquelle aspire chaque musée: des collections originales et une façon intéressante de les présenter, un lieu avec des espaces d'expositions bien pensés pour les montrer, des visiteurs objets de toutes les attentions et enfin un personnel attentionné et professionnel pour les accueillir ... Le Musée avec humilité et chaleur a donc élaboré cette équation singulière qui fait que l'on s'y sent bien et qu'on aime y revenir. On a l'impression que chacun s'y est investi depuis les caissières en passant par le personnel charmant des vestiaires jusqu'aux gardiens qui vous saluent gentiment et vous recommandent surtout de ne pas oublier le premier étage de l'exposition. En ce moment, le musée propose la première exposition sur
l’histoire de la mode contemporaine à travers deux volets consécutifs.
Aux décennies 70 et 80 actuellement présentées suivront les années
1990-2000, en novembre.
Elle avait les plus belles jambes du monde ! Oui, beaucoup plus belles que celles de Cyd Charisse. C'était une enfant de la Méditerannée dont elle faisait si bien la cuisine. Dans sa jeunesse, elle avait fait du théatre dans une troupe d'amateurs éclairés qui jouaient le répertoire classique. Sans doute, concevait-elle aussi les costumes. Mais, elle était avant tout une brodeuse hors pair. Combien de services de tables n'a-t-elle pas brodé avec dévotion et patience pour ses proches ? Elle aimait son neveu et sa nièce comme ses enfants. Nous avions échangé de jolis présents de brodeuse à dentellière. En héritage, j'ai reçu ce magnifique livre sur la broderie que lui avait offert sa nièce Marie-Hélène. Elle est partie avec discrétion et élégance, réquisitionnée par St Pierre, pour broder la grande nappe d'apparat du Paradis, celle où les coeurs purs dînent tous les soirs.
Devant ma boutique, face aux quais des Célestins, règne en ce moment un petit air de St Tropez ! Le front de Seine ressemble à un bord de mer animé. Il fait une chaleur estivale. J'ai baissé le grand store et sorti la table de jardin avec le service à thé. Des passantes élégantes s'arrêtent et viennent papoter. Vers 5h, je prépare le thé et les rafraichissements. Passez me voir, on a plein de choses à se raconter !
On fait les valises et on part sur les traces de ... Françoise Dorléac dans sa robe bleue turquoise brodée de blanc de l'HOMME DE RIO, Emma Peel dans petite robe orange sixites au pied de Big Ben dans CHAPEAU MELON ET BOTTES DE CUIR, Audrey Hepburn sur la vespa de Gregory dans VACANCES ROMAINES !
Cette publicité dénichée dans un journal d'aprés-guerre me fait beaucoup rire. Manger des pâtes pour avoir une taille de guêpe ... C'est bien gentil, mais ce qu'ils ne disent pas c'est qu'il faut se priver de toutes les sauces qui vont avec et qu'on adore : ragu, vongole, carbonara,... et tuti quanti. Publicité mensongère !
Qui se souvient de Lucile MANGUIN ? Comment une créatrice de mode aussi talentueuse a-t-elle pu tomber dans l'oubli ? Je voulais en reproduisant une couverture de Mode et Travaux, présentant une de ses créations, lui redonner vie. J'aime cette élégante silhouette !
Pour celles et ceux qui n'ont pu venir à Tokyo, à cause d'empêchements majeurs, quelques images de l'évènement. C'était grandiose ! Le très joli magasin d'Edit for Lulu dans le coeur d'Ometansado (le quartier chic de la mode), un premier étage consacré à ma collection, mise en valeur par une jolie décoration autour du thème du jaune citron. L'équipe d'Edit for Lulu incroyablement dévouée, attentionnée et professionnelle : des vendeuses charmantes et aux petits soins, une chargée des relations publiques énergique et pleine d'initiative sachant fidèlement retraduire et promouvoir l'esprit de la collection auprès de la presse et enfin REIMI en délicieuse et efficace maîtresse de cérémonie. J'ai été très touchée par la gentillesse et la délicatesse des clientes à mon égard. J'avais mis beaucoup de moi même dans cette collection et je me suis sentie récompensée par autant d'intérêt et d'attention. A peine rentrée, je dois réfléchir à la prochaine collection automne-hiver: quel bonheur, je cogite déjà inspirée par les poétiques images du printemps à Tokyo !
Envie de douceur, de légèreté et de féminité? Voici quelques nouveaux caracos, bleuté, rosés, orangés, en soie et tulle, à porter au gré de vos envie et du temps....
Riyo, une japonaise pétillante, pleine d'humour de spontanéité et de générosité....Elle est née à Nagoya et depuis plus de 15 ans elle a choisi Paris comme ville d'adoption. Elle fait partie de ces êtres que l'on a l'impression de connaître depuis toujours....Ce jour là dans ma boutique elle s'est laissée séduire par cette délicate et aérienne robe en tulle brodé. Avec beaucoup de grâce elle déambule ainsi vêtue dans les rues et les soirées parisiennes.....
BAYCREWS, une des enseignes japonaises de mode les plus tendances et avec laquelle je travaille depuis des années, m'a invité, à l'occasion de son 10ème anniversaire, à créer une collection spéciale. Elle sera présentée dans la magnifique boutique EDIT FOR LULU d'Omotesando, quartier chic de Tokyo connu de toutes les fashionistas. En avant première, car j'espère que vous serez toutes là au cocktail le 7 mai, voici quelques modèles. De gauche à droite : cardigan en mousseline de soie rose. Robe en organdi et dentelle noire ornée d'un ruban violet. Robe en organdi noir avec bustier en velours et dentelle noirs et ornée d'un noeud en organdi rose.
J'ai conçu une collection de lingerie inspirée par le terme "Kawaii"
(adorable) que toutes mes clientes japonaises utilisent lorsqu'elles
découvrent à la boutique mes caracos et shorty assortis, en dentelles.
En avant première, quelques modèles. De gauche à droite. Caraco blanc
en tulle à plumetis avec empiècement en tulle rebrodé. Caraco blanc en
plumetis avec une jolie dentelle de Valencienne. Shorty en soie bleu
pâle et dentelle de Valencienne.
La délicieuse et efficace Reimi a mis les petits plats dans les grands pour le cocktail de présentation de ma collection. Une invitation imitant la dentelle envoyée à une cinquantaine de journalistes de la mode,le site internet de Baycrews annoncant l'évènement à toutes les clientes, le magasin EDIT FOR LULU d'Omotesando entièrement "customisé" pour l'occasion autour du thème du jaune citron: fleurs, macarons, boissons. Je vous y attends le 7 mai. Pas d'excuse, c'est facile et le volcan s'est arrêté !
L'écrivain Guy de Maupassant s'est épris de l'actrice Clémentine Célarié au point d'en faire sa liseuse préférée. Elle était venue dans ma boutique chercher des vêtements pour incarner le rôle. En la regardant se vêtir d'une merveilleuse robe en dentelles 1900, d'un bonnet, d'un corset, je l'ai vu se transformer en un personnage d'une des fameuse nouvelles de l'auteur. Une femme belle, déterminée et généreuse. Un personnage solaire qui passe pour éclairer les zones d'ombre et donner confiance en l'existence.
Clémentine et le merveilleux acteur Thierry Monfray lisent donc des nouvelles de Maupassant dans le plus vieux restaurant de Montmartre "Le Bon Bock" où il ne fait pas de doute que l'écrivain a du venir boire l'absinthe sous les becs de gaz encore présents. Avec talent et générosité, ils le font pour soutenir l'association Chiara http://association-chiara.over-blog.com/
"Au fil d'Elise" était invitée à défiler vendredi 5 mars au Paris Vintage Fashion Show. L'évènement avait été organisé en partenariat avec l'hôtel Marriot par Jane MAY, une jeune professionnelle charmante, talentueuse et energique de la mode. Jane est actuellement étudiante en master international "Fashion and marketing" à l'ISEM. Elle s'était entourée d'excellents professionnels pour monter l'évènement : historienne de la mode, habilleuses, maquilleur, mannequins. Un grand nombre de spectateurs et spectatrices portaient des magnifiques tenues vintage pour l'occasion; chapeaux et robes de soirée pour les femmes, costumes des années 30 à 50 pour les hommes et derby bicolores aux pieds. C'était vraiment un moment d'une élégance surrannée et touchante ! Le défilé sur des musiques langoureuses des années folles a été mené de main de maître avec du rythme et des épisodes trés drôles mis en scène par les mannequins. Bref c'était inspiré, léger plein d'humour et de poésie. Jane va trés vite se faire un nom dans la mode.
J'avais choisi pour ma part de montrer surtout des pièces de lingerie. Certaines pièces d'exceptions de ma boutique mais je souhaitais également dévoiler quelques modèles de ma nouvelle collection CARACO, réalisée à partir de matériaux anciens (dentelle, soie) qui sera présentée à TOKYO au mois de mai prochain.
L'idée de cette première collection CARACO m'est venue en écoutant les suggestions de mes clientes, notamment les plus jeunes. En se rendant dans ma boutique, la plupart d'entre elles me disaient leur souhait d'un vêtement très féminin, fait dans de belles matières comme la dentelle, la soie ou le voile de coton et qui puisse se porter de jour comme de nuit, en toutes saisons. C'est comme cela qu'est née l'idée de cette collection. Je l'ai d'abord présentée dans ma boutique et au fil des mois, à la demande de mes clientes, j'ai fait évoluer les modèles et la ligne en y ajoutant des petits shorts en soie. Ici, porté par Marine, lors du défilé, un ensemble composé d'un caraco en tulle et dentelle et d'un short en soie bleu pâle et petits rubans en satin.
Je l'avais gardé pour la fin du défilé comme on sert des profiteroles au chocolat à la fin d'un repas. Une robe en dentelle de soie noire des années 30 avec des motifs de fleurs en velours rose. Transparente, très très transparente. Marine, la si jolie mannequin au physique des années folles, l'a portée avec grâce, aisance et humour. Les regards de certains spectateurs, comme les yeux du loup dans Tex Avery, m'ont fait beaucoup rire ! C'est étrange mais cette robe qui était sur un cintre inanimée dans ma boutique avait besoin de s'incarner sur le corps d'une femme et la voilà tout d'un coup si belle et si sexy !
Nippon TV, la télévision publique japonaise consacre un programme à des boutiques de charme parisiennes. Ma boutique a été retenue. Rendez-vous est pris en fin d'aprés-midi. Ils arrivent à 11 personnes comme si c'était pour la retransmission de la cérémonie des Oscars. La présentatrice, une jeune femme trés charmante, passe en revue les portants et les pièces de lingerie et fait sa sélection. Le tournage commence : elle fait son shopping à la boutique. L'équipe revient deux jours aprés pour filmer la boutique dans ses moindres détails. Programmation de l'émission prévue fin Mars à une heure de grande écoute. Domo Arigato ! Une partie de l'équipe technique sur la photo.
Les années 60. L'audace des coupes, des matières, des motifs et couleurs. Une femme élégante, libre de ses mouvements ... qu'est-ce que cela vous rappelle ?
Je vous souhaite de la délicatesse en toutes choses, de la légereté dans les épreuves, de l'allure dans chacun de vos mouvements, que votre quotidien soit habité de mille attentions raffinées, la surprise et le miracle de rencontres inattendues, le bonheur d'une élégance discrète, d'accueillir avec enthousiasme ce qui advient, de suivre votre fil rouge avec obstination, la joie de vous aimer et d'être aimé(e).
DANS LES ARMOIRES DE NOS GRANDS-MÈRES. Nappes et torchons, draps et boutis, broderie et dentelles, linge fin ... LE LIVRE de référence, que tous les amoureux de l'art du beau linge personnel ou
de maison appelaient de leurs voeux, est enfin paru aux Editions Chène. L'auteur Inès HEUGEL nous conte la vie et l'histoire des
matières nobles qui constituent la trame de cet art : lin, coton, soie,
chanvre, métis, ... Elle évoque, d'une manière trés vivante, les
techniques et traditions pour les ennoblir et les ornementer : marquoirs
et abécédaires, broderies, monogrammes, dentelles, blanchiment et
teintures. Tout un châpitre est consacré au trousseau d'antan. Les photos de
Christian SARRAMON sont comme des tableaux vivants. Ils restituent le
grain et je dirais presque l'odeur des matières. Je me réjouis infiniment de cette édition à plusieurs titres. Ce livre
exceptionnel rend compte de l'importance et de la variété de ce patrimoine collectif en même temps qu'il fait remonter pour chacun(e) d'entre nous tant de reminiscences, en quelque sorte, notre mémoire individuelle du linge de famille. Il participe également à ce renouveau que je constate chaque jour dans ma boutique où je vois des jeunes couples, lassés des matières synthètiques et jetables, constituer leur trousseau de nappes, d'oreillers, de draps monogrammés. Je remercie les auteurs de cet ouvrage qui ont bien voulu venir puiser dans ma boutique leurs sources d'inspirations et photographier de nombreux modèles présentés à ma clientèle. Quelques photos ci dessous en témoignent.
Mikeli KUDO est une ballerine gracieuse dans tous les sens du terme. Elle est aussi une mère de famille et une bonne vivante. Elle est l'auteur d'un guide raffiné à l'intention de touristes japonais sous-titré avec humour "Vivre économique et écologique à Paris, c'est la vie chic". Elle les promène dans son Paris insolite au fil de ses adresses et de ses coups de coeur. Dans son chapître "Trouver du temps pour faire les brocantes", elle a la gentillesse de consacrer des commentaires trés amicaux à ma boutique. Même les vrais Parisiens seront surpris d'y trouver des adresses insolites et méconnues. Le texte est en japonais, avec des des têtes de chapitres en français, illustré par de magnifiques photos ou dessins. Je me réjouis beaucoup de cette parution car j'ai beaucoup d'affection pour la clientèle japonaise, curieuse, délicate et fidèle et, par ailleurs, trés au fait des subtilités des tissus et vêtements anciens. Merci donc à la gracieuse Mikeli et à la délicieuse Miki Yamashita, éditrice pour le compte des éditions ASAHI SHIMBUN.
Retrouvés dans une de mes malles secrètes, les portraits noirs et blancs de divas des années folles. Ces portraits étaient édités sous forme de carte postales fabriquées en France. Au dos, des messages rédigés à la plume dans des langues étrangères, Turc, Anglais, Serbe, Arabe, Russe. Une destinataire en particulier me fait rêver: carte adressée à Astra Djidjian, Ile des Princes - Proti Constantinople. Je commence pour vous le feuilleton de ces divas par la somptueuse Brigitte HELM. Brigitte Helm, née le 17mars1909 à Berlin et décédée le 11juin1996 à Ascona en Suisse, était une actrice allemande dont le premier film, à l'âge de 18 ans, en 1927, marqua la carrière puisqu'elle tint le rôle double de Maria et du robot dans le Metropolis de Fritz Lang. Elle a notamment joué le rôle de Baronin Sandorf dans L'Argent de Marcel L'Herbier, une adaptation du roman éponyme d'Émile Zola, ainsi qu'Antinéa dans L'Atlantide de Georg Wilhelm Pabst en 1932. Source Wikipedia
Boîte à gants, boites à expressions: Main de fer dans un gant de velours. Ça lui va comme un gant. Prendre ou ne pas des gants avec quelqu'un. Relever le gant. Retourner quelqu'un comme un gant. Être souple comme un gant. Jeter le gant à quelqu'un, se donner le gant de …
Mais aussi le gant, signe de l'amour courtois. Vous souvenez-vous que pour une femme laisser tomber son gant devant un prétendant signifiait assentiment. Le gant, comme une deuxième peau. Chaque matin, le plaisir d'ouvrir sa boite à gants et de choisir une paire assortie à la circonstance : une promenade en velib dans Paris, un chocolat chez Angelina, un concert à Pleyel ... Élégantes ne sortez-plus sans une paire de gants et je vous assure, la faire ramasser par un beau jeune homme dans la rue, c'est beaucoup mieux qu'aller sur Meetic !
Une merveille de blog sur l'univers du textile. John Hopper, son auteur talentueux curieux et érudit, propose une vision trés large et magnifiquement éclectique du textile dans toutes ses composantes et ses origines. En filigrane, il souligne combien le textile est co-substantiel de l'aventure de l'espèce humaine. Grâce à une iconographie magnifique et à des textes remarquables, il réalise ce prodige de rendre les textiles vivants ! Ces histoires de textile sont aussi d'émouvantes histoires d'êtres humains. Quand j'ai envie de nourrir mon imaginaire, je vais sur son blog et je déambule comme dans un merveilleux caravansérail. Inspirant ! http://thetextileblog.blogspot.com/
Un jour d'hiver et de pluie à Paris. Pour rire, l'idée me vient d'inventer une drôle de figurine à partir de rubans et de dentelles. Je l'habille, lui ajoute un parapluie et lui plante quelques aiguilles dans le corps pour conjurer le mauvais oeil et le mauvais temps. A côté, j'installe une veille boite à boutons qui a du appartenir dans un autre temps à un marabout. La devise de la marque de boutons: Bouton à clou, il meurt ou il s'attache. Une grue blanche passe !
Faut-il faire inscrire le caraco dans la liste du patrimoine mondial de l'UNESCO ?
Ma réponse est OUI car l'authentique caraco, vêtement pratique et sensuel, est menacé par des modèles contre nature qui nous coupent la silhouette au lieu de souligner nos hanches et poitrines somptueuses et par des appellations triviales : top, haut, body, j'en passe et des meilleures. Je le dis içi haut et fort "Halte au body en vinyl qui fait fuir les beaux !"
Ci dessus, caraco traditionnel (19ème siècle) simple en coton avec empiècements et bretelles ajourées. Autrefois, les femmes achetaient ce vêtement usuel sur les marchés.
Dans son livre "100 mots à Sauver" notre Bernard Pivot national s'emploie à préserver des mots en péril. L'exotique et chantant terme de Caraco en est un. Je cite : "Le caraco (nom masculin) est un mot d'origine turc "Kerake" qui désigne deux pièces du vêtement féminin l'une qui cache, l'autre qui révèle. Autrefois, un caraco était un corsage, une blouse assez ample, une pièce du dessus sous laquelle on ne pouvait que deviner les formes de sa locataire, ...
... aujourd'hui le caraco est une pièce de la lingerie féminine. Parfois en soie ou en satin. C'est un sous vêtement trés sexy, droit qui s'arrête à la taille et qui est tenu aux épaules par des fines bretelles. la culotte est parfois assortie". Ci dessus, un modèle de ma nouvelle collection réalisé à partir d'un patron traditionnel avec des matériaux anciens: soies et dentelles du 19ème siècle.
LE CARACO FANTASMATIQUE. C'est aussi le sous-vêtement des femmes sensuelles ou légères dépeint par les auteurs du 19ème siècle, Maupassant notamment.
En hommage à Gérard de Nerval, une citation de son célèbre Pandora "Vous l'avez tous connue, ô mes amis ! la belle Pandora du théâtre de
Vienne. Elle vous a laissé sans doute, ainsi qu'à moi-même, de cruels
et doux souvenirs !... « Ni homme, ni femme, ni androgyne, ni fille, ni jeune, ni vieille, ni
chaste, ni folle, ni pudique, mais tout cela ensemble... » Enfin, la
Pandora, c'est tout dire, car je ne veux pas dire tout. Il fallut encore que la séduisante Pandora nous jouât un tour de sa
façon. Elle apparut en costume des plus légers, avec un caraco blanc
brodé de grenats et une robe volante d'étoffe écossaise. Ses cheveux.
nattés en forme de lyre se dressaient sur sa tête brune ainsi que deux
cornes majestueuses.
Pour continuer la lutte, je vous propose donc deux initiatives. Création d'une LIGUE POUR LA PRESERVATION DU CARACO (L.P.C) à laquelle je vous invite à adhérer au plus vite et l'organisation d'une manifestation au printemps sur l'esplanade du Trocadero, chacune revêtue de son plus beau caraco !
Ci dessus, un caraco ancien du début du siècle qui fait partie de ma collection personnelle. Une prochaine fois, je vous parlerai de la belle histoire d'un caraco de mémoire, contée par la Mercière Ambulante.
Une exposition parcours organisée par le musée Guimet en hommage au maître tisserand japonais Itarô YAMAGUCHI - du 4 novembre 2009 au 10 janvier 2010. Un vrai paradis pour une amoureuse des fils comme moi car, dans cette incroyable exposition, ils sont de soie et parfois de couleur or. Oui, il s'agit bien d'un périple merveilleux que la découverte de l'immense rouleau tissé, sur un métier français Jacquard, par le Maître Itarô Yamaguchi, mort en 2007 à l'âge de 106 ans. J'ai ressenti une si forte émotion en face de la photo où on le voit choisir, comme s'il était vivant, parmi ses écheveaux de toutes les couleurs. Je suis restée de longues minutes à admirer son cahier avec les motifs des dessins préparatoires et des échantillons. Les grands échéveaux protégés par des vitres me sont apparus comme les pierres précieuses d'un grand joaillier. Pous vous, j'ai collecté des fragments quelque peu impressionnistes de cette oeuvre unique comme notre tapisserie de Bayeux. Cliquez sur le livre en dessous. La finesse du tissage et sa précision rendent chaque personnage ou chaque élément de la nature vivants et animés.
Note de présentation de l'exposition pro duite par le Musée : "Le Dit du Genji, écrit par Murasaki
Shikibu, dame d’honneur à la Cour impériale de Heian (l’actuelle
Kyôto), est l’une des plus importantes sources iconographiques du
Japon. Texte fondateur de l’imaginaire japonais, d’un raffinement
extrême, la modernité de ce
roman écrit il y a mille ans, a traversé les époques et les cultures
pour rejoindre l’universel…
Il a notamment donné naissance aux Genji-e (les
« images du Genji »), courant pictural à part entière. Réalisées sur
toutes sortes de supports - rouleaux, albums, paravents, éventails,
kakémonos - et dans des styles variés, les Genji-e permettent au roman d’être lu dans son expression figurée.
Pour reproduire les scènes peintes du Genji Monogatari ou Dit du Genji
, datant de l’époque de Heian (794-1185) et conservées au Musée de
Nagoya et au musée Gotô de Tokyo, sous forme de tissages, Maître Itarô
Yamaguchi, issu d’une famille de tisserands de soieries du quartier de
Nishijin à Kyoto et à l’honneur dans cette exposition, utilise le
métier à mécanique Jacquard. Cette invention lyonnaise, introduite au
Japon pendant l’ère Meiji (1868-1912), avait révolutionné l’art du
tissage en Europe puis en Asie."
Une fin de Novembre tristounette dans un Paris pluvieux et pessimiste. Pourquoi ne pas aller tirer mes fils ailleurs ? Me rendre quelque jours dans le mystérieux labyrinthe Venitien en quête d'un autre fil porteur d'inspiration: dentelles de Venise (spoletto), spaghettis alle vongole, spritz, tableaux du Tiepolo et du Tintoret dans des églises désertes, rires des serveurs et le dernier jour ... ACQUA ALTA. Ca y est, j'ai retrouvé le fil !
C'est un lieu surprenant et réconfortant en plein centre de Venise dans une des ruelles qui débouchent sur le Campo San Stefano. Une boutique délicieusement éclectique et poétique: moitié droguerie, moitié magasin de couleurs et de fournitures pour artistes peintres. La devanture est aussi galerie d'exposition avec des créations trés originales d'artistes choisis "au coup de coeur" par le propriétaire Massimo. Quand j'y étais, entre autres, des bijoux magnifiques en pâte de verre de Murano réalisés par une créatrice Venitienne, aussi des sacs incroyables produits à partir de chambres à air de pneux. Massimo est lui même un peintre trés talentueux et un être doux et solaire. Il vous conte si bien sa Venise, sa famille, son art. On a envie de tout acheter mais, si vous n'achètez rien, il ne vous en voudra pas car, ce qu'il aime plus que tout, c'est la rencontre des autres ! Massimo NUBE : Studio San Marco 3700/A tel 0039 347 71 93 918
Au travers de cet échantillonnage de coupons de tissu Lyonnais assortis de leurs commentaires techniques, on mesure l'extrême complexité de la fabrication d'un tissu. Echantillons souvenirs des heures passées au marché St Pierre avec ma grand-mère Andrée, première main chez Chanel, pour trouver le tissu dans lequel elle voudrait bien me confectionner ma robe de princesse.
De temps en temps, il apparait sans prévenir dans ma boutique. La dernière fois qu'il y est venu, une semaine auparavant et en pensant à lui, je peux affirmer que j'avais chiné deux véritables oeuvres d'art, dignes de figurer dans les collections d'un grand musée du vêtement et de la mode : deux robes en dentelles d'Irlande 1900 avec de longues traines, faites entièrement à la main. J'avais songé à le prévenir de cette "pêche miraculeuse" mais j'y ai renoncé préférant m'abandonner au fil des coincidences. Et puis il est arrivé vêtu de sa grosse doudoune comme si nous nous étions donnés rendez-vous. Avec une curiosité d'enfant insatiable, il déballe tous les tiroirs de mes commodes à la recherche de modèles insolites. Je lui montre les deux robes. Il sait que je les lui destinais. Je suis heureuse qu'il les emporte avec lui. Ce visiteur est un trés grand couturier que le succés n'a pas entamé. Il a conservé sa curiosité, sa liberté, son naturel. Il est courtois, généreux et attentif aux autres. Je voulais que ce mannequin revêtu de ce bustier coquin, à l'image d'une marotte, soit un clin d'oeil à ses passages toujours bienveillants et joyeux.
Une exposition rare à la Fondation Mona Bismarck du 7 octobre au 12 décembre 2009, présentant le trousseau de la Reine de Mai, Marie-José de Savoie. Tout d'abord, le charme du lieu sur les quais de la Seine. Un hôtel particulier aux proportions harmonieuses donnant l'impression d'être réçu dans une maison. Ensuite, la scénographie de l'exposition d'une si subtile élégance que l'on doit à Hubert de Givenchy : les mannequins et les éclairages sublimant chaque robe, les accessoires, bijoux et éventails, créant vie et mouvement comme si les modèles étaient encore portés. Un raffinement inoui jusqu'aux roses rouges et blanches aux couleurs de la Maison de Savoie bordant le pourtour des deux pièces d'exposition. Enfin, la personnalité de Marie-José de Savoie, son aura et les modèles d'une immense beauté de son trousseau de mariage avec Humbert, Prince de Piémont et futur roi d'Italie : robes de soirées, manteaux de cérémonie dans les plus beaux tissus italiens. La robe de mariée en dentelle de Bruxelles, faite par des religieuses dans l'esprit des dentelles du 18ème siècle, est une splendeur. Dans l'écrin constitué par la Fondation, une exposition qui honore la mémoire de Mona Bismarck, elle même femme d'une grande élégance et d'un grand rayonnement. Cliquez sur l'affiche pour voir mes photos de l'exposition. MONA BISMARCK FOUNDATION / 54, AVENUE DE NEW YORK - 75116 PARIS
A signaler cet excellent guide en anglais sur le vintage à Paris. Trés documenté et exhaustif avec une belle mise en page, des prises de vue originales. L'auteur Jessica Clayton connait parfaitement son sujet. "Au fil d'Elise" est présenté page 66-67 sous l'ancienne dénomination de la boutique, Fuchsia Dentelle.
Un trésor redécouvert en faisant du rangement dans mes malles de dentelles. Quelques réclames réalisées par des grands illustrateurs et publiées dans les gazettes de l'époque. Au delà de la beauté de l'illustration elle même, j'admire la façon dont le produit était mise en scène dans une histoire capturée en une image.
Catherine Join-Diéterle imagine un abécédaire original de la mode en choisissant une soixantaine d'oeuvres d'art issues des collections permanentes du Musée Galliera. Vêtements et accessoires contemporains ou disparus. Les oeuvres d'art sont superbement reproduites sur un papier vergé tramé. Les textes sont un mélange d'érudition, de poésie et d'humour. Amazone, crinoline, domino, falbala, guêpière, haut-de-forme, mitaines entre autres. Un joli livre à effeuiller au gré des mots. Editions PARIS musées/ACTES SUD
NowTV Hong Kong, la plus grande chaîne de TV Câblée de Hong Kong débarque à la boutique pour réaliser une émission sur les lieux chics de Paris. Cette émission fait partie d'un programme "le vent autour du monde" destiné à faire découvrir des lieux insolites dans les grandes capitales du monde. L'animatrice du programme, Helen TO Yu Fung, est une icone de la mode et des tendances à Hong-Kong. L'enregistrement de l'émission s'effectue comme un show TV. Helen choisit les vêtements et les présente en jouant tous les rôles à la fois, mannequin, actrice, présentatrice. C'est drôle et trépidant à l'image de la vie à Hong Kong. Aprés l'enregistrement, Helen enfile une superbe veste en velours damassée avec un col en plumes de cygne et inspirée par le lac des cygnes, elle improvise pour moi un petit ballet.
BOITE AUX MOUCHOIRS Le mouchoir sur lequel on répand quelques gouttes de son parfum favori, celui que l'on laisse tomber devant un prétendant dans l'espoir qu'il le ramassera, celui mouillé de larmes dissimulé dans un décolleté.
HOMMAGE À YOHJI YAMAMOTO - Catalogue d'échantillons de tissus pour kimono (fin 19ème siècle), chiné sur une brocante. Les soies bleus de l'archipel; comme on dit bleu de Prusse, bleu France, bleu de Berlin, bleu des mers du Sud, il existe les bleus de l'Archipel aux infinies variantes. Chaque motif imprimé me renvoie à une nature vivante : grues volant dans le ciel, goutes d'eaux sur un lac, flocons de neige dans la campagne, la pieuvre aux tentacules, étoiles filantes dans un ciel d'été. Cliquez sur la couverture bleue pour voir défiler les échantillons.
Ce blog merveilleux signalé par la "Mercière Ambulante" qui suit aussi son fil rouge sur la toile. Assise sur ce Divan, que j'imagine recouvert d'un velours Fortuny rouge cramoisi, je me suis laissée envahir par cet univers onirique d'une grande beauté. Ce divan bohémien, comme un tapis volant, nous transporte dans un monde réel et imaginaire peuplé d'êtres, de choses, d'évènements et de lieux extraordinaires. Des billets si joliment tournés racontent des histoires singulières d'étoffes et de vêtements. Je vous invite à vous allonger au plus vite ! http://florizel.canalblog.com/
LA BOITE A COUTURE Le désir m'est venu d'ouvrir et de partager avec vous mes "boites aux merveilles", en espérant que vous voudrez bien un jour m'ouvrir les vôtres. Aujourd'hui, j'ouvre ma boite à couture qui contient les ciseaux de ma grand-mère, couturière chez Coco Chanel. C'est elle qui m'a transmis ce goût pour le bel ouvrage, l'élégance, la fantaisie. Au travers de cette boite, redécorée à ma façon, elle est toujours présente et continue de m'inspirer.
Au Musée des Arts Décoratifs de Lyon (du 16 octobre 2009 au 28 mars 2010), une somptueuse exposition consacrée au gant dans tous ses états et à toutes les époques. Aux côtés de l'accessoire de mode, on découvre aussi d'autres dimensions de l'objet : gant de l'archer, du fauconnier, gant de boxe, gant célèbre, comme celui utilisé par Buffalo Bill lors de son dernier rodéo. Cette exposition rend aussi un trés bel hommage à l'excellence des grandes maisons de megisserie, basées à Millau et à l'inventivité des maisons de Haute Couture et de leurs créateurs qui ont su transformer le gant en une parure sublime. A ne pas manquer, le trés beau film réalisé sous l'égide de la maison CAUSSE qui retrace les différentes étapes de la fabrication d'un gant. Le personnel d'accueil du musée est charmant et les gardiens passionnés et connaisseurs.
Dans la Librairie du Musée des Arts Décoratifs de Lyon, j'ai découvert ce magnifique ouvrage du photographe Nicolas Descottes. Un inventaire esthétique et poétique de gants anciens ou contemporains, sous toutes leurs formes et dans toutes leurs fonctions. D'un côté le gant dans sa fonction protectrice: celui du cosmonaute, du jardinier, de l'ouvrier ou du guerrier. De l'autre, le gant dans sa vocation ornementale, parure des "Elégantes". La mise en page, les photographies et le stylisme du livre sont remarquables. A ce titre, le principe de mise en regard en double page de deux gants, trés différents et pourtant si semblables, crée une grande émotion esthétique. Ainsi, le gantelet en argent du chevalier et le gant innifugé de l'ouvrier des hauts fourneaux. Pour parfaire l'ouvrage, une belle préface de Christian Lacroix qui relève le gant avec doigté et élégance.
Le visage de Sophie est apparu dans ma vitrine comme celui d'Audrey Hepburn dans la première scène du film "Breakfast at Tiffany's". Même expression ingénue, même fraicheur, même élégance intemporelle. Sophie est une grande amie, délicate, généreuse et raffinée. C'est aussi un fin cordon bleu et la Reine du pâté qu'elle cuisine avec une recette gardée secrète.Ce matin là pour le petit déjeuner, paté sur toasts avec champagne Rosé !
Une coiffe avec des petites pendeloques en rubans roses qui retombent comme des cerises à croquer. Suggestion: lui servir le petit déjeuner avec un désabillé coordonné. Il va adorer !
Dans l'été indien parisien, juste en face de ma boutique, sur les quais de l'île Saint Louis, de nouveaux visages me sont apparus. Grâce au travail de l'artiste plasticien JR, les murs des quais se sont couverts de regards mystérieux, calmes ou exhaltés. L'achitecture des bâtiments de l'île et la Seine ont opéré comme un fard magnifique pour ces yeux. Grâce à ce jeune artiste, qui a osé faire son installation sans rien demander à personne, l'île, d'ordinaire belle endormie, s'est transformée en une île aux trésors vibrante.
Il y a des yeux qui reçoivent la lumière et il y a des yeux qui la donnent. Paul CLAUDEL
Mylène était accompagnée de ses parents et grands-parents. Un peu timide, elle hésitait à pénétrer dans la boutique. Je l'y ai invitée. Elle a regardé les robes avec beaucoup de concentration, elle a touché les tissus. Elle semblait heureuse dans cet univers. Je lui ai demandé ce qu'elle voulait faire plus tard. Elle a répondu styliste !
Elle est la définition même de la délicatesse : toucher sans y toucher. Elle pose un regard singulier et bienveillant sur notre monde et saisie toute sa beauté dans ses humbles rebuts.
C’est une artiste « incognita » déambulant sans hâte mais toujours en suivant son fil conducteur, avec son baluchon rempli de menus objets : chiffons, bouts de fil, boutons trouvés, papiers froissés ou déchirés, images, livres, écritures, traces de toutes sortes ... elle glane et transforme en reliques les reliquats d'un vécu disparu. A suivre silencieusement dans son mystérieux labyrinthe …
L’exposition Madeleine Vionnet au musée des Arts Décoratifs
Une révélation ! J’ai découvert combien cette créatrice visionnaire et méconnue a libéré la silhouette féminine et a influencé par son style tous les grands créateurs de mode contemporains. J’éprouve une grande admiration pour sa capacité a être tout à la fois une grande créatrice et une chef d’entreprise organisant avec rigueur la production de ses ateliers et prennant la tête de la lutte contre la contre-façon.
Image émouvante de ce petit mannequin en bois sur lequel elle façonnait ses modèles. Je suis sortie de cette exposition pleine d’inspiration et d’énergie.
A deux pas de ma boutique dans les cours du village St Paul, une sorte
de fée discrète crée et fabrique des objets merveilleux en paille :
chapeaux acidulés pour les demoiselles de Rochefort, noir et blanc pour
Audrey Hepburn, sacs ou pochettes aux formes et aux couleurs
incroyables, colliers en anneaux de couleurs … On a envie de tout
porter et en plus les prix sont très doux. Les pailles de la fée ne
sont pas des feux de paille …
Le Panty sexy qui attire, intrigue et éveille les désirs. Surnom « Nana ». Maupassant l’aurait adoré. Je l’ai mis dans la vitrine et, à longueur de journées, je m’amuse à observer les réactions des passants. Intrigué (es), ils tournent autour pour en comprendre le mystère, il fait parler et rires les couples. Cela me réjouit !
Caroline, une photographe talentueuse et généreuse de ses talents . Elle a réalisé les photos d’ambiance du site. J’aime sa liberté de ton, son humour, sa créativité et sa spontanéité. Avec une grande poésie, elle a réussi à transposer le monde imaginaire de ma boutique. Elle m’entraîne sur les quais de Seine pour une séance photo. On s’amuse comme deux petites fille malicieuses : on monte sur l’échelle, on suspend les robes aux arbres et on rie en regardant les automobilistes nous klaxonner furieusement au passage !
Belle jeune femme contemporaine, discrètement elle entre avec son jean,
ses baskets et son tee-shirt. Elle se prête au jeu de la transformation
en femme fatale des années folles.
Reimi, douceur, humour, délicatesse. Acheteuse de mes produits depuis cinq ans pour ses boutiques à Tokyo. Après New York, Los Angeles, Londres, elle termine toujours son périple à Paris. À chaque fois, j’attends avec impatience nos retrouvailles, faites de rires et d’une immense complicité. C’est une jolie orchidée blanche sur un lac tranquille.
Who is Elise ?
« Au fil d’Élise », de fil en aiguille, au fil des ans : légèreté, continuité, enchaînement naturel des rencontres et des évènements, ...